8 mai 14 – Hommes et femmes en chemins culturels

MikeConférence par Michaël Singleton, Anthropologue, - Accéder à la vidéo et à la synthèse …

Vidéo de la conférence 


Annonce initiale de la conférence

Pour les Chrétiens, mais pour eux seulement, l’ancienne alliance ayant fait faillite, il fallait une nouvelle alliance définitive. L’existence universelle et univoque de l’Homme et de la Femme étant tout aussi problématique pour un anthropologue qu’une Religion ou Pensée unique, il y a lieu de se demander pour quels hommes et pour quelles femmes une nouvelle alliance (plutôt qu’une alliance renouvelée) s’impose et pour combien de temps ? Il faut chercher la réponse en aval dans la complexité interculturelle des rapports homme/femme, mais surtout en amont du côté de la logique humaine tout court.

-> Plus d’informations sur Michaël Singleton : M.Singleton

-> Bibliographie de Michaël Singleton : ICI

 Synthèse de la conférence

Rédigée par Fredou Braun. Merci à Pierre-Yves Wauthier pour sa relecture et ses corrections pertinentes.

Né en 1939 en Angleterre, Michael Singleton, ancien « père blanc » et anthropologue, professeur émérite de l’UCL, est connu pour son accent et son humour britannique. Laissons-nous emmener en voyage !

Le sujet de l’alliance hommes/femmes est d’actualité avec le tragique enlèvement des filles au Nigeria, mais aussi avec le dernier triomphe féministe : une première femme entraîneur de foot d’un club professionnel masculin en France. Seuls le Vatican et la Formule 1 tiennent encore les femmes à distance.

L’anthropologue exprime ce qui lui parait paradoxal dans l’interculturel concernant la libération des femmes, en particulier à partir de son vécu africain. Car après avoir libéré les pieds des chinoises, on veut maintenant leur vendre des hauts talons ! On a voulu convaincre les femmes d’enlever les plateaux de leurs bouches, mais on leur envoie des chirurgiens esthétiques ! Les missionnaires ont convaincus les femmes nues de porter des soutiens gorges, alors qu’elles sont serveuses aujourd’hui dans des bars où les femmes blanches sont maintenant en monokinis !

Plutôt que de réaliser un tour d’érudition ethnographique, encyclopédique, il est intéressant de réfléchir sur ce que comportent les échanges interculturels dans le domaine de l’alliance hommes/femmes, à partir de l’« épaississement empirique » ou l’étalage des évidences ethnographiques.

Quelques exemples de possession par les esprits 

Au début des années 70, lorsque Singleton vivait dans un petit village au fin fond de la brousse tanzanienne, chez les Wakanongos, il fut témoin de plusieurs cas de possession de femmes par les « esprits » : situations habituelles « car la moitié des femmes sont possédées la moitié du temps ! ». Certains esprits sont envoyés exprès, ils ont une mission, d’autres passent par là par hasard, mais ils ne viennent pas inutilement … Les femmes font-elles semblant pour avoir gain de cause dans la guerre des sexes ? Elles disent que ce n’est pas leur faute, que c’est leur esprit ! Singleton enregistrait tout. Pour le blanc agnostique qu’il était, c’est l’inconscient qui s’exprime.

Dans le premier cas, Singleton est appelé par un autochtone auprès de son épouse alors possédée par un « méchant esprit ». Singleton  la trouve assise par terre, gigotant dans tous les sens, dans un état semi-comateux, présentant tous les symptômes de la possession. En mettant de l’encens, les esprits se calment et on peut dialoguer avec eux, les flatter. Ici, c’est Fatou, un esprit femme, qui exige un foulard, une robe et une paire de sandales. Ce qui est tacitement inscrit dans le contrat de mariage. Singleton se retourne vers le mari qui lui répond qu’il n’a pas de sous pour lui acheter tout ça. Alors il faut négocier avec l’esprit. Est-ce que cette année-ci un foulard pourrait suffire ? Fatou accepte et s’en va, la femme reprend ses esprits à elle et demande à son mari de faire un effort et d’acheter le foulard.

Un deuxième exemple, c’est une adolescente de la ville, la fille du chef, de retour au village et qui s’impose au repas du soir pris entre hommes. Plus tard, hors du regard des hommes, elle prend son bain du soir et se blesse en glissant : elle a été possédée par un esprit ! On l’amène chez un exorciste, tout le monde débarque : encens, musique, chants font entrer l’esprit en scène. De la tête de la jeune fille, l’esprit dit qu’il a été envoyé pour la tuer, car elle a refusé de se marier avec un vieil homme que son père avait choisi pour elle. Son père fâché a donc loué les services d’un esprit pour lui faire entendre raison. La négociation est longue. L’esprit est d’accord de ne pas la tuer, mais seulement de la tourmenter un peu. L’esprit est venu avec un billet aller simple, comment payer le billet retour ? Un autre esprit arrive également, envoyé par le vieux fiancé.

Dans un troisième exemple, Singleton explique qu’il fut lui-même la cible des esprits. Prises de possession, les femmes exprimaient le souhait de fumer elles aussi ! Singleton avait dès lors un budget spécial pour l’achat de cigarettes : les femmes fumaient comme des hommes, mais c’étaient leurs « esprits », pas elles.

Question d’interprétation

Il y a des faits, des données de terrain, des événements qui donnent matière à penser et  interpréter. Selon l’anthropologue, il est essentiel que les interprétations ne dépassent pas trop ce que les données elles-mêmes insinuent ou suggèrent. Si les données sont issues d’un univers de forme « carrée » par exemple, l’interprétation et le sens donné aux expériences ne doit pas aller trop loin, trop vite, jusqu’à en devenir « triangulaire », autrement on se retrouve dans la contradiction. Les idées ne doivent pas trop s’éloigner des épaisseurs empiriques.

Lors d’un retour en Grande-Bretagne, Singleton a raconté ces histoires de possession à sa mère qui travaillait dans un grand asile style victorien, comptant environ 4000 « fous ». Celle-ci sortit tout de suite le gros calibre de l’explication psychologique : ce sont des cas de schizophrénie, de paranoïa, de mégalomanie. Mais l’anthropologue rétorqua que c’était peut-être vrai de « vos fous à vous », mais que les femmes en Tanzanie étaient des femmes « normales », libérées, courageuses ! Selon lui, sa mère faisait une interprétation certes conforme au mode de pensée de la psychologie d’alors. Mais les données de terrain ne donnent pas à penser en ces termes psychologisants.

Lorsque Singleton évoquait les cas de femmes possédées aux féministes des années 70, leurs préoccupations étaient de « libérer les femmes en Afrique ». Suivant leur logique émancipatrice, elles rétorquaient : « Pourquoi les femmes doivent-elles feindre une possession ? Elles ont bien le droit d’avoir une robe ! Ou alors qu’elles divorcent ! » […] « Pourquoi ne pas pouvoir fumer librement, plutôt que devoir passer par le père blanc ? Qu’elles fument si elles en ont envie ! ». Il était culturellement indigne pour les femmes africaines de fumer en public à cette époque.

Aux yeux de l’anthropologue, les explications psychologiques ou les interpétations féministes sont parfaitement cohérentes du point de vue de l’univers de la psychologie ou de celui du féminisme. Mais si on tente, sans brûler les étapes, d’épouser la configuration locale de la culture, pour en comprendre ses phénomènes, alors, ces explications sont excessivement ethnocentriques.

Par exemple, lorsqu’une femme mariée Wakanongo dit « chez moi », cela ne signifie pas « où elle vit », mais « d’où elle vient ». En effet, dans cette société, une femme, même mariée appartient toujours au clan de son père. Lorsqu’un jeune homme souhaite se marier, il doit « arracher » une femme du foyer paternel pour la conduire auprès des siens. Ce mariage, fruit d’une négociation entre les pères des époux, a pour principal résultat d’augmenter la force de travail du clan du garçon (et de consolider des liens entre clan). Rituellement, la femme, même éventuellement contente de quitter le foyer d’un père peu agréable, doit faire semblant de pleurer toutes les larmes de son corps, pour montrer sa peine de quitter le foyer paternel. Sur le chemin, elle s’échappe, parfois plusieurs fois, et le cortège fait demi-tour pour la retrouver et l’« acheter » à bon prix (pour le clan de la jeune femme). A son arrivée au clan de son futur mari, les chants joyeux des autres femmes semblent, à l’anthropologue ignorant, chaleureux et accueillants, mais la traduction n’est autre que : « une esclave de plus pour piler le millet ! ». Par ailleurs, dans ces sociétés, une femme n’est rien avant de produire un enfant. Les hommes « achètent » donc des ventres (et des bras) et si le ventre (ni les bras) ne produisent quoi que ce soit : retour à l’expéditeur !

Il arrive qu’une épouse déçue du traitement qu’elle reçoit profite du travail de son mari aux champs pour rentrer « chez elle » (chez son père, donc). Pour la récupérer, le mari devra peut-être ramper devant elle pour la persuader de revenir chez lui. Le mari qui avait accepté d’acheter le foulard, suite à la possession de sa femme par l’esprit Fatou, avait également supplié Singleton de ne rien dire aux autres hommes du village : il s’agissait de laisser croire qu’il n’avait pas cédé aux exigences de sa femme, mais bien à celles de l’esprit qui la posséda. Ainsi, il n’a donc pas compromis l’honneur du sexe masculin ! Aux féministes de se demander comment il est possible de jouer le jeu du mâle à ce point-là ?

Pour Singleton, la possession par les esprits, c’est tout simplement de l’huile dans les rouages des rapports humains. La sincérité et la transparence absolue est utopique dans les rapports humains à domicile. D’instinct, on cache son jeu, il faut savoir ruser. Interpréter la possession comme un phénomène diabolique, comme une sorte d’aliénation, d’oppression primitive de l’identité féminine, ce n’est pas la factualisation la plus plausible. Ce qui est le plus crédible, c’est que les femmes (comme les hommes d’ailleurs) font ce qu’elles peuvent raisonnablement se permettre sans « tout foutre par terre ».

A l’époque où les ONG de développement démarraient des projets centrés sur les femmes africaines, Singleton proposa un projet qui lui semblait servir cette question en accord avec les usages locaux. Il s’agissait de créer des « exorcistes » destinés aux femmes, des personnes capables de bien gérer la possession, facilitant ainsi la résolution des conflits impliquant des femmes. Mais on lui a répondu que les ONG étaient là pour les civiliser, pas pour les enfoncer dans la stupidité et les superstitions ancestrales … Mais qu’est donc censé être le développement ? s’interroge l’anthropologue. Quand les ONG viennent avec leurs projets, elles tombent comme un cheveu dans la soupe mijotée depuis des siècles par les autochtones ! Ces projets occidentaux correspondent à tenter d’enfoncer un pieu rond dans un trou carré. C’est cadeau, certes. Mais dès que les représentants des ONG retournent chez eux, les populations locales se réapproprient les « cadeaux » des blancs pour en faire quelque chose de congruent à leur propre univers social.

Grâce aux esprits, les femmes arrivent à se libérer petit à petit, en fonction des possibilités concrètes de leur société, et non en fonction de l’idéal de l’américaine ou de l’européenne moyenne bourgeoise. De nombreux anthropologues se sont rendus compte du décalage entre ce que l’occident croyait être la dignité naturelle des femmes et ce qu’était le vécu et le conçu des femmes d’ailleurs. Il y a des divergences dues au milieu où l’on se trouve, où l’on est obligé de se retrouver.

Entre nature et culture

Pour la plupart des gens, il y a la dimension culturelle et la réalité naturelle. Un chien serait-il cet objet de la science reconnu par la zoologie ? Non, ce n’est pas LE chien, c’est le chien de la culture scientifique. Pour l’anthropologue, hors culture, il n’y a rien, surtout pas des choses naturelles !

A une autre époque, Léopold III, recyclé en anthropologue, a rencontré des « sauvages » de  deux extrêmes : d’un côté les Azmats de Papouasie-Nouvelle Guinée qui prenaient leurs voisins pour des « comestibles » ; de l’autre les Jains en Inde qui traitaient les insectes comme des êtres humains. Qui peut dire que les uns ont une idée trop exigüe de l’humanité et les autres une idée exagérée ?

Personne ne peut être nulle part et partout à la fois. Il faut assumer où nous nous trouvons, dans tel lieu, dans un carré, dans un triangle. Le Sénégalais, le scientifique, l’individu a le droit de prendre son chien, sa femme, son « god », son idée de l’homme, de la femme, comme relativement absolu, et de croire que c’est ce qui a été fait de mieux … Par contre, l’individu n’a pas le droit, ni de transformer son chien en LE chien, au risque de devenir intolérant, ni de parler au nom de sa propre culture qui dépasserait toutes les autres, car c’est une illusion d’optique occidentale.

Lorsque vous prenez votre culture pour la nature, il est essentiel, si vous voulez vivre en paix avec vos voisins, de négocier et de ne pas imposer votre idée comme si elle était la seule universellement valable. Nous ne pouvons pas faire appel à des réalités hors culture qui s’imposeraient d’elles-mêmes, il faut négocier au-dedans des cultures.

Il est impossible de chiffrer le nombre de cultures existantes, puisque cela dépend du niveau dans lequel on se place. Si je suis en compagnie de Français, je suis Belge ; si je suis en Belgique,  je suis Wallon ; si je suis Wallonie, je suis Namurois ; si je suis à Namur, je suis de derrière la gare ou de la citadelle. L’identité culturelle n’est donc pas clôturée, elle dépend de son interlocuteur.

Chacun a le droit de jouer au tennis et de préférer le tennis au ping pong, mais personne n’a pas le droit de juger le ping pong comme immoral ou trop petit, et de dire que seule la balle de tennis fait foi et loi. L’idée de la forme d’une balle est ronde, mais toutes les balles ont chacune une forme différente.

Si on enlève à un individu son sexe, son âge, sa couleur de peau, ses croyances, et pour ainsi dire toutes ses dimensions culturelles, on arrive enfin à l’essentiel, le cœur de l’artichaut, ce qui est commun à tous les hommes et à toutes les femmes : la nature humaine ! Mais l’essentiel n’est-il pas en fait un oignon ? Si on enlève les feuilles et les peaux de l’oignon, on finit par ne plus rien avoir en mains, car si on enlève le fait d’être homme ou femme, d’être riche ou pauvre, d’être noir ou blanc, etc : il n’y a plus rien ! Il nous faudrait respecter les différences, les épaisseurs incompressibles, ne pas avoir cette manie occidentale de faire abstraction de l’emballage pour arriver au cadeau, car celui-ci est toujours empoisonné.

Il est crucial de souligner qu’il n’y a pas une nature féminine qui devrait en principe être proposée, imposée à toutes les cultures, car nous parlons de chemins, des hommes et des femmes au pluriel, c’est le pluriel qui est fondamental. Le singulier substantiel est une illusion d’optique occidentale. Les autres cultures ont une idée de diversité incompressible entre les individus, entre les groupes.

Singleton prêche donc pour le dialogue interculturel, au nom des cultures, pas au nom d’une culture universelle.

Optique égologique ou allologique ?

In fine, nous pourrions diviser schématiquement les sociétés d’aujourd’hui en deux grands groupes : les sociétés modernes et les sociétés traditionnelles. Les premières seraient mues par une logique de l’individu, appelée « l’égologie » (logique de soi). Les secondes seraient mues par des logiques collectives, appelées « allologiques » (logique de l’autre). A la croisée des chemins, des paradigmes, entre cultures différentes, nous oscillons entre des choix de société, incompatibles et incompressibles, plus ou moins assumés, ou plus ou moins voulus.

L’individu d’occident prend ses racines dans une culture vieille de 2000 ans. Le chemin théorique vers les droits de l’Homme s’est développé, individualisé dans une optique « égologique », pour le soi tout seul. Parler du droit des peuples y est métaphorique, les peuples n’existent pas, il n’y a que des individus. Sans jugement moral, c’est un constat. Dans le cas de l’avortement, les femmes ont obtenu le droit de gérer leur corps. On a donc choisi de privilégier les droits de l’individu. Le rapport de l’alliance avec l’autre est intéressé, uniquement pour « mon » profit, en respectant l’autre tant qu’il ne compromet pas « mes » intérêts. Nous sommes probablement arrivés en Occident aujourd’hui à une extrémité, celle de  l’individualisme.

A l’inverse, dans d’autres cultures, c’est l’allologie qui dicte les rapports sociaux. A des degrés divers, l’individu y est convaincu de ne pas pouvoir être si ce n’est dans le rapport à l’autre, qui était là avant lui et qui sera là après lui. Il n’est pas le seul pilote dans un monoplace, mais dans un avion piloté presque de manière automatique par ses prédécesseurs (les ancêtres). Sans réactiver le cliché de la horde primitive, lorsque domine l’allologie, l’individu hors famille n’existe pas. Il n’y a pas de sécurité sociale ; dès lors, (s’entendre avec) l’autre est une nécessité vitale. L’autre est omniprésent par la force des choses, ce n’est pas une question de choix vertueux.

Dans la différence de cultures, s’il y a un « cercle » et un « triangle », certains diront que le cercle a raison : malheureusement, c’est ce qui se passe souvent avec la culture occidentale. Les individus ne rêvent que de s’approcher du modèle occidental. A l’inverse, certaines personnes occidentales sont fascinées par le triangle et peuvent alors se délocaliser. Mais on ne sort toujours pas alors de la dialectique thèse/antithèse.

Dans l’interculturel, nous sommes prêts à prendre certains aspects d’une autre culture, comme manger du couscous de temps en temps. Mais ça ne va pas très loin, puisque chacun campe sur ses positions.

L’humanité post-humaine ?

Quand nous dialoguons à propos des hommes et des femmes dans l’interculturel, nous ne sommes pas prêts à lâcher du leste et à nous retrouver demain dans un lieu inédit où les hommes et les femmes ne se reconnaîtront plus tels qu’ils et elles sont aujourd’hui.

Si on souhaite repenser l’alliance entre les hommes et les femmes, il est sans doute  indispensable de sortir de l’idée antinomique que nous nous faisons aujourd’hui de l’homme « naturel » et de la femme « naturelle ». Pour s’émanciper de l’idée même qu’une réconciliation soit nécessaire, il faut comprendre que nous sommes habités de croyances qui n’ont rien de naturel mais qui s’intègrent au contraire dans une logique plus vaste qui fait tourner l’ensemble de la société. Ensuite, par la compréhension mutuelle et l’imagination, il nous faudrait créer et intégrer un nouveau paradigme post-religieux, post-scientifique, post-développement et même post-décroissance, et surtout post-dichotomique homme/femme qui jetterait les bases d’un nouveau « vivre ensemble » sans mettre un sexe en confrontation avec l’autre.

Car selon les calculs des pontes parisiens, l’Humanité en a encore pour 3 millions d’années devant elle, poussée par les forces de l’évolution, avec déjà les 3 millions d’années derrière nous ! Croyez-vous que nous resterons homme ou femme ? Pour demain, rêvons d’une humanité post-humaine, post homme et femme …

 

Avec le soutien de la Maison du Développement Durable de Louvain-la-Neuve.

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